Avec ses dizaines de milliers de titres et les centaines de collections qui lui sont consacrées, le récit d’aventures est un des genres littéraires les plus importants de la littérature populaire et de la littérature jeunesse.
Son triomphe s’étale sur près d’un siècle et il constitue une part importante de ce qui s’édite dans les fascicules et autres publications destinés au grand public et à la jeunesse des années 1860 aux années 1940. Bien que son influence va ensuite en déclinant, il reste, après la Seconde Guerre mondiale, un genre important, illustré par exemple par le succès phénoménal de la série Bob Morane du belge Henri Vernes de la fin des années 1950 aux années 1980 auquel nous avons déjà consacré une exposition virtuelle.
Toujours bien vivace dans la littérature jeunesse, le roman d'aventures a derrière lui une longue et riche histoire que nous vous proposons de découvrir dans cette nouvelle exposition.
Bon voyage !
Lorsqu'un vieux marin détenant un mystérieux coffre s'installe dans l'auberge des parents du jeune Jim Hawkins, le garçon ignore qu'il va connaître la plus célèbre des aventures pirates ! Car le coffre renferme non seulement de l'or mais aussi une étrange carte, recherchée ardemment par une bande de pirates violents et cruels, et semblant mener à une île inconnue : L'île au trésor. Ce célèbre roman de Robert Louis Stevenson (1881-1882) concentre toutes les caractéristiques des romans de piraterie et participe à l'apparition de l'imagerie du pirate que l'on retrouvera ensuite dans d'innombrables œuvres, aussi bien en roman qu'en bande dessinée, au cinéma ou dans les jeux vidéo.

Sorte de banditisme en mer, la piraterie rassemble toutes sortes d'activités criminelles dont la plus connue, mais pas la seule, est certainement le pillage de bateaux. Elle est presque aussi vieille que la navigation. Dès l'Antiquité, des pirates utilisent les bateaux pour piller villes et villages le long des côtes.
S'il existe des pirates à toutes les époques, l'âge d'or de la piraterie, celui qui va inspirer le roman d'aventures, est celui des pirates des Caraïbes (Amérique du Sud) qui sévissent entre la deuxième moitié du XVIe siècle et le début du XVIIIe siècle. Comme son nom l'indique, ce sont eux qui inspirent d'ailleurs la série de films Disney Pirates des Caraïbes.

Chapeau tricorne, cache sur l'œil, jambe de bois, crochet à la place d'une main, perroquet sur l'épaule et grand voilier hissant un pavillon noir arborant une tête de mort. Ces caractéristiques dessinent le pirate tel que tout le monde se l'imagine aujourd'hui. Et celui qui est certainement à l'origine de cette représentation est Long John Silver lui-même, le fameux pirate de L'île au trésor qui entraine le jeune Jim à l'aventure. Il est l'archétype même du pirate et inspirera d'autres grands personnages comme le Capitaine Crochet et Jack Sparrow.
Si l'activité criminelle principale des pirates était de piller des navires marchands ou des villes côtières, les récits d'aventures vont s'orienter principalement sur des actes particulièrement sensationnels, aptes à faire rêver et frissonner le lecteur : batailles navales, recherches de trésors, explorations d'îles inconnues... autant d'événements qui peuplent les récits d'aventures mais certainement moins le véritable quotidien de ces brigands des mers.

L'île au trésor s'inscrit dans une période historique précise et est donc à la fois un roman d'aventures géographiques et un roman d'aventures historiques. Mais le succès de la figure du pirate permet de l'utiliser dans toutes sortes de contextes. C'est ainsi que peuvent apparaître des pirates de l'espace comme dans l'adaptation de Disney La planète au trésor : les bateaux y deviennent des vaisseaux interstellaires, l'île mystérieuse une planète mystérieuse et Long John Silver un cyborg aux prothèses électroniques.
Le célébrissime manga One Piece opte, quant à lui, pour un monde imaginaire typique de la fantasy puisqu'il est presque entièrement recouvert par les océans où évoluent magies et créatures extraordinaires. Le cadre fantaisiste n'empêche pas de faire du manga une véritable fiction de pirates puisque l'équipage, mené par le téméraire Luffy, est à la recherche du plus célèbre des trésors : le fameux « One Piece » qui donne son nom à la série.
On peut supposer que les adultes racontent et imaginent des histoires pour les enfants depuis bien longtemps. Ce n'est cependant qu'à partir du milieu du XIXe siècle que la littérature destinée à la jeunesse se développe. Ce phénomène est facilité par deux changements majeurs dans la société de l'époque : la démocratisation de l'enseignement et la révolution industrielle.
Pendant bien longtemps, l'immense majorité des personnes ne savaient pas lire. Avec le développement de l'enseignement, de plus en plus de jeunes accèdent à la lecture. Une lecture qui n'est pas uniquement scolaire mais qui peut être aussi divertissante. De nombreuses publications vont rapidement être directement adressées aux enfants.
Comment ? Grâce à la révolution industrielle, notamment dans le milieu de l'édition, où il est de plus en plus facile et de moins en moins cher d'imprimer. Alors que le livre était jusque-là un objet artisanal, très cher et réservé aux personnes les plus riches, il se répand parce qu'il devient bon marché.
Mais l'écrit se diffuse également à travers d'autres formes : c'est la grande époque de la presse. Les journaux et les magazines se multiplient et essayent d'attirer un maximum de lecteurs, notamment avec des histoires pleines de rebondissements et de décors exotiques : la littérature d'aventures est née. Aussi bien en roman, en nouvelle qu'en bande dessinée (une autre grande innovation de l'époque), l'aventure est certainement le genre le plus représenté dans la littérature jeunesse.
La recette d'une bonne aventure repose sur deux ingrédients indispensables : des péripéties et un cadre dépaysant. Car le roman d'aventures est avant tout un roman d'action : pas trop de descriptions, peu de détours psychologiques. Le cœur du récit est dans la multiplication des événements, des péripéties que le personnage principal va connaître : lutte pour la survie, combat contre des malfrats en tous genres, recherche d'un trésor perdu... Autant de bonnes raisons de partir sur les chemins de l'aventure.
Et si celle-ci peut se trouver au fond d'un jardin, c'est surtout dans des décors et des paysages méconnus des lecteurs qu'elle se raconte. Le dépaysement est en cela très important pour le genre et peut se décliner de plusieurs manières : géographique, historique, sociale et fantastique.
C'est le plus courant. Dans ces récits, on suit la plupart du temps un héros qui part vers une destination lointaine et mystérieuse. Lorsque les premiers romans d'aventures sont écrits, les Européens sont loin d'avoir parcouru le monde entier et de nombreuses régions restent inconnues et fascinantes : jungles sauvages en Inde (Le livre de la jungle) ou en Afrique (Tarzan), îles mystérieuses au large de l'Amérique (comme dans L'île au trésor ou Robinson Crusoé) ou encore mers du monde entier peuplées de créatures fascinantes (la baleine blanche de Moby Dick ou encore le calmar géant de Vingt mille lieues sous les mers).
Quoi de plus dépaysant qu'un voyage dans le temps ? Pas besoin de machine pour cela car le roman d'aventures peut faire revivre toutes les périodes historiques : des premiers hommes au cœur de la préhistoire (La guerre du feu, Rahan) jusqu'à l'époque contemporaine (Les enfants de la résistance dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale) en passant par le Moyen Âge (Ivanhoé). S'ils s'appuient sur des périodes historiques précises, ces récits ne sont pas des cours d'histoire mais se servent d'époques passées pour stimuler l'imagination du lecteur !
Moins évident mais tout aussi présent, les auteurs peuvent également jouer sur le dépaysement social du lecteur. Pour cela, ils mettent en scène des catégories de la population peu visibles que le lecteur, surtout enfant, ne fréquente pas naturellement : les très pauvres (comme les orphelins dans Rémi sans famille par exemple) ou, au contraire, les plus riches, comme l'aristocratie (Disney et ses princesses). C'est ici aussi que l'on retrouve de nombreuses aventures policières confrontant le lecteur aux milieux du crime et des mafias (comme la mafia russe dans le Spirou et Fantasio à Moscou). Dans la bande dessinée Les Quatre de Baker Street, les auteurs mettent par exemple en scène des orphelins aidant Sherlock Holmes dans des intrigues criminelles.
Qui sait vraiment ce qui se cache dans les endroits les plus reculés du monde ? Les auteurs n'arpentent pas toujours des sentiers réalistes. Beaucoup de romans d'aventures se teintent de surnaturel et de fantastique : dans Le monde perdu, les aventuriers découvrent par exemple, au cœur de l'Amérique du Sud, un espace coupé du monde où subsistent des dinosaures (un peu comme dans la bande dessinée Frnk). Parfois ce sont les inventions elles-mêmes qui, puisqu'elles n'existent pas, relèvent du surnaturel : dans De la Terre à la Lune, Jules Verne imagine un voyage jusqu'à l'astre lunaire près de 100 ans avant que l'homme y arrive réellement. Quant à La machine à explorer le temps, personne ne l'a encore découverte...
Lorsque le jeune Robinson Crusoé quitte l'Angleterre par bateau, il n'imagine pas que son voyage durera près de 40 ans. Après plusieurs aventures qui le confrontent notamment à des pirates, il finit par s'échouer sur une île inconnue, seul survivant du naufrage de son navire. Grâce aux différents éléments qu'il a pu récupérer sur l'épave, il commence à aménager une grotte et apprend à survivre sur cette île déserte fréquentée seulement par une peuplade cannibale qui l'effraye et dont il se tient éloigné. Bien qu'il souffre de solitude, Robinson réussit à recréer un certain confort (il élève des animaux, se construit une maison en bois, cultive des céréales...). Même sa solitude sera bientôt comblée par sa rencontre avec Vendredi, un prisonnier des cannibales qu'il arrive à libérer. Après 28 ans sur l'île, un navire anglais longe les côtes de l'île et permet à Robinson et son compagnon de rentrer en Angleterre.

Publié en 1719 et écrit par Daniel Defoe, Robinson Crusoé est considéré aujourd'hui comme l'un des premiers romans d'aventures. Il est en tout cas à l'origine d'un genre extrêmement populaire que l'on retrouve encore aujourd'hui en littérature mais aussi au cinéma et dans les jeux vidéo : la robinsonnade. Le principe est simple : un héros se retrouve, suite à un accident, dans un espace isolé et hostile, comme une île déserte, et doit organiser sa propre survie. Les robinsonnades sont à la fois des récits d'exploration et des récits de survie. Contrairement aux romans d'aventures qui mettent souvent en scène des héros extraordinaires, des aventuriers qui vont à l'avant des dangers, la robinsonnade met en scène des héros ordinaires confrontés à des situations extraordinaires. De nombreux auteurs ne s'y tromperont pas et imagineront des enfants dans le rôle de Robinson.

Si Robinson Crusoé était l'unique échoué sur son île, la solitude n'est pas une règle universelle des robinsonnades. D'autres aventures imaginent de multiples configurations : échouage de deux frères (Stig & Tilde), d'une famille (Le Robinson suisse qui inspirera l'attraction de Disneyland Paris La Cabane des Robinson), voire d'une école entière (comme dans le manga L'école emportée). Les enfants perdus de Peter Pan sont également, à leur manière, des personnages de robinsonnade. Mais toutes ces déclinaisons ont, malgré leurs différences, bien souvent le même but : confronter l'enfant à l'éloignement, au danger et lui donner ainsi l'occasion de grandir. Les robinsonnades représentent souvent le passage à l'âge adulte et si les enfants perdus ne quittent jamais le Pays imaginaire, c'est bien pour rester éternellement des petits garçons.

Alors que la planète Terre est de mieux en mieux connue et que les îles désertes sont de plus en plus rares, la robinsonnade va trouver un nouveau souffle grâce à la science-fiction. Car l'espace est le lieu même de l'isolement et les menaces qui pèsent sur les humains qui s'y aventurent sont particulièrement dangereuses : air, eau, nourriture... tout manque dans l'espace. De plus, les planètes extraterrestres permettent de donner libre cours à l'imagination : planète gelée de la série Netflix Perdus dans l'espace, planète dominée par une espèce hostile dans le dessin animé Buzz l'Éclair, planète recouverte d'océans dans le jeu vidéo Subnautica. Autant de variations pour ces robinsonnades spatiales.
Le western (mot que l'on peut traduire par « de l'ouest ») est un genre du roman d'aventures qui nait aux États-Unis. Il prend pour cadre le XIXe siècle, période durant laquelle des populations, essentiellement européennes, ont colonisé l'ensemble du territoire actuel des États-Unis aux dépens des populations indiennes (on dit aujourd'hui amérindiennes) qui y vivaient. Comme ces colons venaient d'Europe, ils traversaient l'océan Atlantique et arrivaient sur la côte est de l'Amérique du Nord puis avançaient à l'intérieur du pays. C'est ce qu'on a appelé : la conquête de l'Ouest. Si, pour le public américain, ces récits relèvent de l'aventure historique, pour les Européens, ces romans se doublent d'un décor dépaysant, sauvage et mystérieux qui participe à leur succès : le mythe du Far West est né ! Un homme, bien réel, va l'incarner plus qu'aucun autre : c'est le célèbre Buffalo Bill.

Soldat durant la guerre de Sécession qui oppose le Sud et le Nord des États-Unis autour de la question de l'abolition de l'esclavage, éclaireur durant les guerres indiennes, chasseur de bison, William Frederick Cody crée sa propre légende sous le nom de Buffalo Bill. Il devient rapidement le héros d'aventures imaginaires publiées dans des magazines populaires à destination du grand public. Il fonde ensuite le Buffalo Bill's Wild West Show : un spectacle haut en couleur qui traverse l'Amérique du Nord et même l'Europe. De véritables cow-boys et Indiens, comme le mythique chef Sioux Sitting Bull, y recréent l'ambiance de l'Ouest américain : attaques de diligences, chasses aux bisons, combats contre les Indiens... Autant d'éléments qui peuplent les récits de western. Le spectacle lance une véritable mode qui ne s'éteindra jamais tout à fait. La vérité historique importe peu mais le succès va influencer l'imaginaire : le fameux chapeau stetson que porte tout bon cow-boy et les longues coiffes en plumes des chefs indiens sont devenus incontournables grâce au succès du spectacle.

Au cœur de l'imaginaire du western, on trouve l'idée de « Frontière ». Ce mot ne désigne pas la démarcation entre deux pays mais, dans le contexte de la conquête de l'Ouest, la limite entre les territoires conquis par les pionniers, et donc civilisés, et les territoires encore inexplorés, et donc toujours sauvages. Cette idée est très marquée dans les récits de western où l'on représente les gentils cowboys confrontés à la violence des méchants Indiens. Ceux-ci ont pourtant fait bien moins de victimes chez les colons que l'inverse et l'immense majorité des Indiens (entre 95 et 99%) sont morts de maladies importées par les Européens ou de famine causées par la disparition des bisons, chassés par les colons. De nombreux récits mettent aujourd'hui en scène des personnages positifs d'Indiens, comme dans la bande dessinée Yakari où un jeune Indien sioux capable de parler avec les animaux vit de nombreuses aventures autour du thème de l'écologie et de la protection des animaux.

Les figures du cow-boy et de l'Indien sont aujourd'hui très populaires et ont largement dépassé les frontières du western. On peut retrouver ces personnages dans d'innombrables œuvres dont le cadre est bien éloigné des États-Unis du XIXe siècle. Déjà dans Peter Pan, le Pays imaginaire accueille un village indien. L'enlèvement de la jeune princesse indienne, Lis Tigré (ou Lily la Tigresse), par l'infâme Capitaine Crochet est un des épisodes principaux du récit.
Avec l'avènement de la science-fiction, on trouve également de véritables westerns de l'espace : les diligences deviennent des vaisseaux interstellaires et les Indiens des aliens. On y retrouve le même type d'histoire et de personnages, comme le célèbre Han Solo de Star Wars, véritable cow-boy de l'espace.
Lorsque les aventuriers du Voyage au centre de la Terre se lancent dans l'exploration des profondeurs de notre planète, ils ne s'attendent probablement pas à tomber sur un paysage aussi extraordinaire. Car loin de n'être qu'un monde de roches et de terres, la planète se révèle être creuse et dans cet univers coupé du reste du monde se côtoient des champignons géants, d'étranges habitants aux allures d'humains ou encore de véritables dinosaures bien vivants.
Si l'aventure spatiale racontée dans De la Terre à la Lune nous parait aujourd'hui relativement ordinaire puisque les hommes sont bel et bien allés sur la Lune et préparent même un voyage vers Mars, lorsque Jules Verne écrit le roman en 1865, il n'en est rien. Les fusées sont encore loin d'avoir été inventées et le voyage spatial n'est qu'un rêve de visionnaires.

Ces deux romans sont appelés des romans d'aventures fantastiques. La grande différence avec les autres romans d'aventures est leur rapport au réel : ici, l'auteur met en scène des éléments qui n'existent pas dans des situations impossibles dans notre monde. Puisque le but du roman d'aventures est de plonger le lecteur dans un univers dépaysant, on comprend le succès de ce type de récit. Quoi de plus exotique que quelque chose qui n'existe pas ? Les auteurs ont imaginé deux grands moyens pour rendre crédible ce type d'univers : soit imaginer des mondes cachés (Voyage au centre de la Terre), soit imaginer des innovations scientifiques (De la Terre à la Lune).

Dans des lieux inconnus de l'homme, cachés aux yeux de tous et isolés du reste du monde, existent des espaces où se développe toute une vie faite de plantes, d'animaux, voire d'espèces humaines primitives ou étranges : c'est le motif du monde perdu. Sa découverte, par des aventuriers souvent amateurs de sciences, comme Indiana Jones ou Lara Croft (Tomb Raider), et son exploration constituent le cœur de ce type d'aventures. On y croise aussi bien des lieux mythiques comme l'Atlantide (explorée par les aventuriers de Atlantide, l'Empire perdu de Disney) ou l'Eldorado (La route d'Eldorado de Dreamworks) que des espaces coupés du monde où l'évolution s'est arrêtée (le haut-plateau d'Amérique du Sud imaginé par Conan Doyle dans Le Monde perdu dont l'influence se fait encore sentir sur Jurassic Park aujourd'hui).

Les romans d'aventures fantastiques, par l'influence énorme qu'a eue et qu'a encore aujourd'hui Jules Verne, sont aussi ceux qui mettent au défi l'intelligence humaine à travers la création de machines extraordinaires. Ces machines prennent de multiples formes : sous-marins (comme le célèbre Nautilus), fusées, machines à remonter le temps... autant de moyens qui permettent d'explorer le monde, parfois au-delà des frontières connues (ce sont aujourd'hui les nombreux vaisseaux spatiaux imaginés par la science-fiction). L'émerveillement face à l'extraordinaire relève alors autant du lieu qu'elle permet d'explorer que de la machine elle-même. Hayaho Miyazaki l'a bien compris comme le prouvent les fascinantes inventions du Château dans le ciel ou encore du Château ambulant.